Introduction aux données dans Geoserver

Après l’installation de GeoServer, cet article présente de manière non approfondie les principales fonctionnalités pour gérer les services et enregistrer des données spatiales sur l’interface graphique du serveur cartographique (GeoServer v 2.10).

1. Organisation des données

Le stockage des données spatiales dans GeoServer s’organise sur trois niveaux verticaux : l’espace de travail, l’entrepôt et la couche SIG.

1.1. L’espace de travail

Le premier niveau est l’espace de travail qui est défini simplement par un nom et une URI (Uniform Resource Identifier en anglais) (figure 1). L’URI est important puisqu’il permet de spécifier les opérations des protocoles WFS, WCS et WM(T)S pour cet espace de travail. Par exemple, on peut connaître le nom de tous les entrepôts ou couches incluses.

Figure 1 : Création d’un nouvel espace de travail.

1.2. L’entrepôt

L’entrepôt, compris dans l’espace de travail, détermine les différentes sources des données spatiales (vecteur ou raster par exemple) à charger et leur provenance (donnée brute, donnée stockée dans une base de données). La définition de cet entrepôt permet d’accéder à l’ensemble des couches SIG qui peuvent être éditées et publiées.

1.3. Les couches SIG

Après la définition d’un espace de travail et la configuration d’un entrepôt, on peut désormais charger des données spatiales. Pour cela, il faut choisir la couche SIG à publier dans la liste de l’entrepôt.

De manière schématique, l’organisation des données spatiales paraît relativement simple et il est bon avant d’aller plus loin dans l’intégration des données de modéliser ces trois niveaux. Ensuite, les entrepôts et les éditions et publications des couches SIG sont caractérisées par des paramétrages différents selon les types de données.

2. Les différents types d’entrepôts

Les différents types d’entrepôts sont répartis en trois catégories : les sources de données vecteur, image et autres sources de données comme le protocole WMS (figure 2).

Figure 2 : Les différents types d’entrepôts en lien avec la source des données spatiales.

2.1. Les sources de données vecteurs

Les sources de données vecteurs sont définies par des répertoires où sont stockées des données spatiales brutes (d’extension ESRI(tm) Shapefiles (*.shp) ou des fichiers avec des propriétés Java par exemple), par des bases de données ou par des flux WFS.

La figure 3 présente l’interface de configuration pour charger les données liées à une base de données PostgreSQL / PostGIS. On relie la source de donnée que l’on nomme à un espace de travail puis on saisie les paramètres de connexion à la base (l’hôte, la base de données, le schéma, l’utilisateur et le mot de passe).

Figure 3 : Création d’un entrepôt en lien avec une base de données PostgreSQL / PostGIS.

2.2. Les sources de données images

Les sources de données images font appel à des répertoires où sont stockées une ou des données rasters. Il est possible de charger des rasters issus d’une base de données comme Oracle ou PostgreSQL / PostGIS  grâce à l’installation de plugins spécifiques.

Dans GeoServer, on associe un entrepôt à une couche pour les sources de données ArcGrid, GeoTiff, Gtopo30, WorldImage alors que l’ImageMosaic permet d’assembler plusieurs rasters. D’autres sources de données rasters peuvent être chargées dans le serveur comme le NetCDF, ECW, etc.

Pour chaque source de données images, on définit l’espace de travail, le nom de l’entrepôt et le chemin où est stocké le raster. La figure 4 montre l’interface pour la création d’un entrepôt Geotiff.

Figure 4 : Création d’un entrepôt en lien avec des données rasters.

3. Édition et publication des données spatiales

Suite à la création des entrepôts, on a la liste de toutes les données disponibles à publier. La configuration de la ressource et les informations associées à la couche (édition, publication, dimensions et caches de tuiles) diffèrent d’un type de donnée à un autre.  Il est toutefois indispensable d’éditer un nom, le système de Référence de Coordonnées et l’emprise géographique de la couche (figure 5).

Figure 5 : Édition des Systèmes de Référence de Coordonnées, des emprises et détails des attributs des données spatiales.

Par extension, il est possible d’agréger plusieurs couches déjà publiées seules ou dans un groupes de couches. Cela est utile pour diffuser plusieurs couches dans une hiérarchie définie via un seul protocole WMS au lieu d’un protocole par couche.

Enfin, une fois la configuration de la couche ou du groupe de couches sauvegardée, il est possible de la visualiser sur son navigateur via l’onglet de  prévisualisation. Pour aller plus loin et avant la publication d’articles plus spécifiques, une documentation pour le paramétrage des couches est disponible sur le site de GeoServer ici.

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A propos Florian Delahaye

Fondateur et Administrateur de Geomatick. Consultant en Géomatique. Docteur en Géographie, Spécialités en SIG et Télédétection.

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