QGIS : panorama des différents types de données spatiales importées et créées

En SIG, deux grandes catégories de données spatiales existent : les vecteurs et les rasters.

Pour le format vectoriel, la donnée spatiale est représentée par un ou des objets géographiques qui peuvent être des points, des lignes, des polygones ou un assemblage de ces derniers appelé une collection de géométries. Ces objets sont localisés dans l’espace par des coordonnées géographiques  selon une projection définie. Chaque objet peut être composé de plusieurs entités géographiques auxquelles on attribut des informations (texte, nombre, etc).

Un raster est une donnée matricielle composée de pixels localisés dans l’espace. On peut définir cette image comme un tableau de valeurs avec des lignes et des colonnes. Il est possible de créer des fichiers rasters et d’attribuer des informations à chaque pixel. Toutefois, le traitement de ce type de données est relativement complexe et souvent gourmand en ressources informatiques.

Les vecteurs et rasters peuvent être stockés de différentes manières : en fichier natif dans un répertoire, dans une base de données ou dans un serveur cartographique. QGIS permet d’importer  les données à partir de ces différentes sources de stockage. La figure 1 nous montre les boutons utilisés – numérotés de 1 à 12 – dans le logiciel (QGIS version 2.18) pour charger la donnée, ils sont décrits ci-après.

Figure 1 : Les différents types de données spatiales importées sous QGIS.

1. Ajouter une couche vecteur

Le bouton « Ajouter une couche vecteur » fait appel à quatre types de sources de données : le fichier (1.1.), le répertoire (1.2.), la base de données (1.3.) et le protocole (1.4.).

1.1. Le fichier

Différentes extensions de fichiers spatiaux existent. Les plus communes sont le ESRI shapefile (.shp), le Mapinfo (.mid/mif), le GPS eXchange Format (.GPX), le GeoJSON, le Geography Markup Language (.GML), Keyhole Markup Language (KML), le SQLite/Spatialite (.sqlite, etc), etc.

1.2. Le répertoire

Personnellement, je n’ai pas exploré les jeux de données présentés dans QGIS. Si vous avez une expérience, je suis preneur!

1.3. La Base de données

Les bases de données disponibles sont : Oracle Spatial, ODBC (Open Database Connectivity), ESRI GeoDatabase, MSSQL, PostgreSQL et MySQL. Selon le système de gestion de bases de données (SGBD), il faut éditer les paramètres de connexion choisis.

1.4. Le protocole

Le chargement de la donnée vecteur via protocole est défini à partir d’une URI (Uniform Resource Identifier). Les sources de données possibles sont le GeoJSON et le CouchDB.

2. Ajouter une couche raster

Ce bouton charge des fichiers natifs. Les extensions des couches raster sont relativement nombreuses : ASCII Griddesd XYZ (.xyz), DRDC COASP SAR Processor Raster (.hdr), ERDAS Compressed Wavelets (.ecw), GeoTIFF (.tif, .tiff), Idrisi Raster (.rst), Hierarchical Data Format Release (.hdf), etc.

Les boutons 3. Ajouter une couche Spatialite et 4. Ajouter une couche PostGIS sont possibles depuis l’ajout d’une couche vecteur (1) respectivement avec les types de source 1.1. et 1.3.

Les fonctionnalités 5. Ajouter une couche WMS, 6. Ajouter une couche WCS et 7. Ajouter une couche WFS permettent d’importer des données spatiales stockées dans un serveur cartographique comme Mapserver ou Geoserver. On parle de flux de données géoréférencées; ces différents services sont présentés dans cet article.

Dans le logiciel client, les données affichées via le Web Map Service (WMS) et le Web Coverage Service (WCS) sont sous format raster. Le Web Feature Service (WFS) charge et affiche, quant à lui, une couche vecteur.

8. Ajouter une couche de texte délimité

Dans cette instance, il est possible d’afficher des données spatiales avec des coordonnées géographiques ou sans géométrie à partir de quatre sources de fichiers natifs : texte (.txt), comma-separated values (csv), data (.dat) et well-known text (wkt). Le fichier chargé dans QGIS peut être ensuite enregistré sous une nouvelle extension ou joint à une couche vecteur s’il n’a pas de géométrie.

9. Ajouter/Editer une couche virtuelle

Cette fonctionnalité combine différentes sources de données depuis des fichiers natifs ou stockées dans des bases de données afin de construire une couche SIG.

Les boutons 10. Nouvelle couche shapefile, 11. Créer une nouvelle couche GPS et  12. Créer une couche GeoRaster Oracle sont destinés à la construction de données spatiales (vecteur pour les boutons 10. et 11. et raster pour le 12.).

10. Nouvelle couche shapefile

La création d’une couche vecteur shapefile ou Spatialite entraîne l’enregistrement d’un fichier natif (.shp, .sqlite) dans un répertoire de votre choix. Il est toutefois possible de créer simplement un fichier temporaire.

11. Créer une nouvelle couche GPS

Le fichier GPS créé est un fichier XML dans lequel on peut tracer des routes ou des relevés ponctuels.

12. Créer une couche GeoRaster Oracle

Je n’ai jamais travaillé avec ce type de données, quelqu’un peut-il nous en parler?

En conclusion, QGIS offre la possibilité d’importer de multiples types de données spatiales à partir de diverses sources de stockage. Les utilisateurs peuvent ensuite créer, éditer et modifier ces couches vecteurs et rasters.

Taggé , , , , , , , , , , , .Mettre en favori le Permaliens.

A propos Florian Delahaye

Fondateur et Administrateur de Geomatick. Consultant en Géomatique. Docteur en Géographie, Spécialités en SIG et Télédétection.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *